"Pour moi, les échecs ne sont pas un jeu mais un art." Alexandre Alekhine

Le 11/02/2013 à 14:15

Auteur : Admin

N3 En route pour la N4...

Frustration. C'est le bon mot pour qualifier le sentiment quirègne dans la Twingo blanche qui retourne sur Paris ce dimanche soir. Sous lapluie verglaçante, la petite auto est bien nerveuse. Les règles du code de laroute sont loin d’être la préoccupation du moment du conducteur. « J’étaisgagnant ! », répète Georges en boucle. Assis à côté, Guy essaye de sepersuader qu’il n’a pas rêvé : « J’avais une qualité d’avance,non ? Qu’est-ce qui s’est passé ? ». A l’arrière l’ambiance estla même. A côté d’un président qui s’interroge sur son avenir échiquéen, Danielrefait le film de sa fin de partie, « comment j’ai pu perdreça ? » se demande t-il inlassablement.

 

Pourtant tout avait si bien commencé…

 

Nous jouions hier face au Club de la Dame Noire à Montigny-le-Bretonneux.Nous alignons l’équipe suivante dans l’ordre des échiquiers : Benoit,Daniel, Boualem, Florent, Aurélien, Guy, Georges, Emily. Je dois commencer parféliciter Emily. C’est la seconde fois que notre jeune joueuse participait à laNationale 3, et elle fut hier la première à marquer un point ! Aprèsplusieurs rebondissements, Emily acquière un avantage matériel décisif, etaprès quelques manœuvres finira par trouver le chemin du mat. Avec plus detemps à la pendule à la fin de la partie qu’au début, il y’a de quoiconcurrencer Bruno pour le titre du « joueur le plus rapide duclub ». Si tu me lis Emily, attention tout de même à ne pas jouer tropvite ! Ce premier point en poche donnait de l’espoir à toute l’équipe.D’autant que les positions semblaient correctes pour chacun d’entre nous. Apart peut-être Benoit, dont le traitement de l’ouverture était un peu douteux.Nos espoirs grandissent ensuite avec un deuxième point, signé Florent. Jouantavec les noirs face à une « Grünfeld » couleurs inversées, laposition devient rapidement tendue tactiquement, tout ce qu’il faut pour plaireà Florent. Son adversaire abandonne à un moment donné les cases blanches autourde son Roi, Florent en profite pour placer une attaque imparable. 2-0 pour nousil y’avait de quoi espérer gagner le match, d’autant que les positions de Guy,Georges et Boualem semblaient prometteuses. Mais les choses se sont alorsgâtées. Benoit et moi mettons en péril l’équipe. Je n’ai pas vu comment celas’est fini pour Benoit, mais il semble qu’il n’ait jamais résolu ses problèmesd’ouverture. De mon côté je me suis lancé dans un plan compliqué, sacrifiantune qualité en échange d’un pion passé sur l’avant-dernière rangée et del’incursion de mes cavaliers dans le camp ennemi. Cela semblait suffisammentfort pour forcer mon adversaire à rendre du matériel. C’est ce qui s’est passé,mais avec au final une position inférieure pour moi. Avec peu de temps chacun àla pendule, mon adversaire a alors mieux joué que moi et convertit son avantageen gain. 2-2 et nous commençons à sentir le vent tourné. Si je suis confiantpour Boualem, qui semble avoir une finale avantageuse, je commence àm’inquiéter pour Guy. Passant un peu plus tôt voir sa partie, je l’avais vuavec une qualité de plus et une position qui semblait sans faiblesseimportante. Mais les fous adverses se sont alors réveillés, et la situations’est peu à peu renversée. Côté Georges, la position ne bouge plus depuis unmoment. Dans une finale de Tour Georges manœuvre en vain pour trouver lafaille. Daniel est engagé dans une finale de Cavaliers difficile à évaluer. Lesévénements se précipitent alors. Boualem gagne, et Guy perd après avoirdélaissé imprudemment la défense de son roi. Georges accepte alors laproposition de nulle de son adversaire. Une erreur d’après Boualem qui d’humeurtaquine s’amuse à montrer comment Georges pouvait gagner facilement cettefinale, ce qui a pour effet de rendre furax notre capitaine. 3-3, tout se jouealors sur la partie de Daniel. Malheureusement Daniel craque sous la pressionet perd à son tour. Score final : 4-3.

 

Après cette défaite nos chances de maintien en N3 sont quasisnulles. Il faudrait un scénario digne d’Hollywood lors du dernier week-end pourque nous nous maintenions.  


Commentaires

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OLIVIER Jean le 15/02/2013 à 08:49

J'adore ces commentaires vivants !